- Qu’est-ce que la DNC ?
- Quels sont les modes de transmissions du virus de la DNC ?
- Quels sont les signes cliniques de la DNC ?
- Qui est responsable de la gestion de la DNC en Belgique ?
- Quel est le risque d’introduction de la DNC en Belgique ?
- Quelles mesures seraient appliquées si la DNC était détectée en Belgique ?
- Pourquoi l’Europe impose-t-elle des mesures aussi strictes pour la DNC ?
- Pourquoi un abattage total et pas partiel ?
- Il existe des vaccins contre la DNC. Pourquoi ne pas les utiliser en préventif ?
- Que doit faire un éleveur en cas de suspicion ?
- Que doit faire un vétérinaire en cas de suspicion clinique ?
- Pour en savoir plus
Qu’est-ce que la DNC ?
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ou Lumpy Skin Disease (LSD) en anglais, est une maladie virale émergente en Europe occidentale, présente à l’état endémique depuis plusieurs décennies en Asie et plus récemment en Afrique du Nord. Après une première incursion de 2015 à 2017 dans le sud de l’Europe (Grèce, Bulgarie, Macédoine du Nord, Albanie, Serbie, Kosovo et Montenegro), elle est apparue en Europe occidentale le 20 juin 2025 ; un premier foyer de DNC est détecté en Italie (Sardaigne), suivi le 29 juin par le premier foyer en France (Savoie) et le premier foyer en Espagne (Catalogne) le 4 octobre.
L’agent responsable est un virus de la famille des poxviridae dont la caractéristique est sa grande résistance, jusqu’à plusieurs semaines dans l’environnement et plusieurs mois dans les croûtes des animaux infectés.
Seuls les bovins sont sensibles. Chevaux, moutons et chèvres peuvent être infectés mais ne seront pas malades et a priori ne transmettent pas la maladie aux bovins via les insectes. Ce virus n’est par ailleurs en aucune manière transmissible à l’homme
Quels sont les modes de transmissions du virus de la DNC ?
Le virus se transmet principalement via les piqures d’insectes se nourrissant de sang tels les taons, les mouches piqueuses (stomoxes), les moustiques ou les tiques. La transmission se produit lorsqu’un insecte, après son repas sanguin sur un bovin infecté, pique un bovin sain. Ce type de transmission dite « vectorielle » est celui majoritairement observé à courtes distances, au sein d’un même troupeau ou entre 2 troupeaux voisins. La transmission vectorielle dans le cas de la DNC est dite « mécanique » c’est-à-dire par souillure des pièces buccales des insectes mais sans multiplication virale au sein de l’insecte, contrairement à ce qui est observé dans d’autres maladies vectorielles comme la Fièvre Catarrhale Ovine, la Maladie Hémorragique Epizootique ou la Fièvre Q. Cela implique que les seringues peuvent également être considérées comme des vecteurs mécaniques potentiels, d’où l’importance de changer d’aiguille entre chaque bovin.
D’autres voies de transmission sont possibles comme la transmission directe par contacts avec les sécrétions (salive, larmes, exsudat présent dans les nodules cutanés) des bovins infectés. Une transmission indirecte est également possible par ingestion de particules virales présentes dans un environnement contaminé comme les abreuvoirs partagés ou dans l’alimentation, notamment le lait cru et le colostrum provenant de bovins infectés. En outre, la transmission par le biais des produits germinaux (sperme, ovocytes, transfert d’embryons …) est également possible.
Sur de longues distances, le virus se transmet exclusivement par les mouvements d'animaux infectés ou de matériel contaminé (fumiers, colostrum, doses de spermes, croutes, etc. …) ou encore les mouvements d’insectes piqueurs véhiculés en même temps que les bovins.
Quels sont les signes cliniques de la DNC ?
Dans les jours qui suivent l’infection d’un bovin, le virus se multiplie au site d’injection puis envahit progressivement l’organisme. De 4 jours à 5 semaines peuvent s’écouler sans que l’on ne voie aucun symptôme. Malheureusement, durant cette période d’incubation, les animaux sont déjà contagieux.
Les premiers symptômes de l’infection sont (1) une forte fièvre, entrainant elle-même un abattement, une perte d’appétit et une chute drastique de la production laitière, (2) des écoulements nasaux et oculaires et (3) des ganglions très gonflés.
Par la suite commence la phase des éruptions cutanées ayant donné le nom à la maladie, à savoir l’apparition de nodules sur la peau au niveau de la tête, de l’encolure, du flanc, des mamelles, du périnée, … mais aussi au niveau des organes internes, principalement des muqueuses digestives et respiratoires.
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Après 2 à 5 semaines, certains nodules sèchent et cicatrisent mais d’autres évoluent sous forme d’ulcères, notamment au niveau buccal et nasal.
La mortalité varie, mais elle peut atteindre environ 10 % du troupeau.
Si les bovins survivent à la maladie, ils gardent des séquelles sévères : lésions cutanées cicatrisées, stérilité durable (surtout les taureaux), baisse de production laitière et de poids corporel, avortements et état de faiblesse généralisé, les rendant souvent économiquement non viables ou invendables et affectant gravement leur bien-être.
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DNC - Lésions organes internes : Poumons (B),Trachée (C), Rumen (D), Reins (I) - Source: Manjunathareddy G. et al., Vet. Quat., 2024 - https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11378666/
Certains animaux n’exprimeront cependant que très peu de ces signes, les rendant indétectables mais néanmoins dangereux car agissant comme réservoirs à virus ! Ce sont eux qui rendent inévitables les mesures de mise à mort de tous les animaux présents dans les troupeaux contaminés afin de limiter le risque de transmission à d’autres cheptels.
Qui est responsable de la gestion de la DNC en Belgique ?
En Belgique, la gestion de la DNC est exclusivement du ressort du niveau fédéral. Trois instances fédérales sont à la manœuvre :
- le SPF Santé Publique, Sécurité de la Chaine Alimentaire et Environnement, responsable du cadre législatif et des indemnisations liées à l’abattage des animaux, par le Fonds Sanitaire,
- l’AFSCA (FAVV) responsable de l’implémentation du plan d’urgence et des mesures de surveillance,
- Sciensano, le laboratoire national (et européen) de référence pour la DNC, responsable de l’appui scientifique aux autorités et du diagnostic.
En cas d’évolution défavorable de la situation et mise en place d’une vaccination d’urgence, d’autres acteurs seraient mobilisés comme les vétérinaires de terrain, les laboratoires de diagnostic vétérinaire et les associations de lutte contre les maladies animales (ARSIA/DGZ).
L’ARSIA n’est donc actuellement pas impliquée dans la gestion et dans les prises de décisions relatives à la DNC mais joue un rôle de relais d’informations entre les Autorités d’une part et les acteurs de terrain d’autre part que sont les éleveurs de bovins et leurs vétérinaires.
Quel est le risque d’introduction de la DNC en Belgique ?
Le risque d’introduction du virus de la DNC en Belgique est évolutif et dépend fortement de la situation épidémiologique dans nos pays voisins. Avant son apparition en Europe occidentale, le risque d’introduction était considéré comme négligeable. Après sa détection en Sardaigne puis en Savoie en juin 2025, le risque a été jugé faible eu égard aux mesures drastiques mises en place par les autorités italiennes et française autour des foyers pour circonscrire la maladie.
Cependant, depuis octobre et l’apparition de cas en Espagne mais surtout la progression de l’infection dans le sud de la France, le niveau de risque d’introduction sur notre territoire a été reconsidéré et jugé comme élevé compte tenu du nombre important d’importations sur notre territoire de bovins sur pieds en provenance de la France.

Les sorties de bovins en provenance des zones réglementées (voir ci-dessous) sont bien entendu interdites par la réglementation européenne. Le risque pour la Belgique n’est donc pas l’importation de bovins à partir d’une zone contaminée mais plutôt à partir d’une zone non réglementée où le virus est déjà présent mais n’a pas encore été détecté.
C’est la raison pour laquelle, les autorités et l’ARSIA déconseillent vivement aux opérateurs d’importer des bovins en provenance des pays actuellement touchés par la DNC, même si les animaux proviennent de zones non réglementées.
Si des importations sont malgré tout réalisées, il est fortement conseillé :
Le délai de 28 jours est le délai MINIMUM (et l’incubation peut aller jusqu’à 35 jours !) permettant de détecter les premiers signes cliniques, si par malheur des animaux récemment infectés mais ne présentant pas encore ces signes se trouvaient dans le lot des bovins importés. |
Quelles mesures seraient appliquées si la DNC était détectée en Belgique ?
La DNC est une maladie réglementée à l’échelon européen. Il s’agit d’une maladie catégorisée A dans la Loi de Santé Animale, c’est-à-dire, une maladie normalement absente du territoire européen et qui nécessite, en cas d’apparition, une éradication obligatoire et immédiate. Les états membres n’ont aucune marge de manœuvre en termes de mesures. Autrement dit, si la DNC devait atteindre un troupeau en Belgique, les mesures appliquées seraient exactement les mêmes que celles qui ont été mises en place par les autorités italiennes, françaises et espagnoles.
Concrètement, en cas de confirmation de la présence de la DNC, les mesures comprennent notamment :
Dans l’établissement touché (le foyer) :
- Euthanasie de tous les bovins présents et élimination hautement sécurisée des cadavres.
- Application de 2 cycles de nettoyage, désinfection et désinsectisation des locaux selon un protocole définis par l’AFSCA.
- Vide sanitaire d’une durée de minimum 28 jours à compter du second cycle de nettoyage et désinfection.
- Repeuplement suivi d’un contrôle 28 jours plus tard de l’absence de toute nouvelle infection.
Autour du foyer :
- Mise en place d’une zone de protection dans un rayon de 20 km autour du foyer et d’une zone de surveillance dans un rayon de 50 km.
- Restrictions strictes des mouvementsde bovins et surveillance renforcéedans ces 2 zones.
- Vaccination d’urgence dans les 2 zones

La zone dite « de protection », de 20 km autour des foyers, devient zone de « surveillance » 28 jours après le dernier dépeuplement, si aucun autre cas n’est détecté.
Cette zone de « surveillance » passe ensuite en zone vaccinale après 45 jours à compter du dernier dépeuplement de foyer dans cette zone, et si au moins 75 % du cheptel bovin y est vacciné depuis plus de 28 jours.
Pourquoi l’Europe impose-t-elle des mesures aussi strictes pour la DNC ?
La rigueur des mesures de lutte contre la DNC est liée à la classification en catégorie A de la maladie dans la Loi de Santé Animale (Règlement EU 2016 429). Pour rappel, cette catégorie regroupe les maladies qui sont absentes du territoire européen et que l’Union ne veut absolument pas voir s’installer. En cas d’apparition, les mesures en vue d’une éradication immédiate de la maladie sont obligatoires, et ce dans tous les états membres.
Il y a par ailleurs de multiples raisons qui justifient le classement de la DNC en catégorie A.
La raison principale est le risque d’embargo commercial sur les produits agricoles européens, notamment les produits laitiers pour lesquels l’UE est exportatrice nette. En cas de présence de DNC dans nos exploitations, les pays tiers acheteurs pourraient interdire l’importation de nos produits ce qui aurait un effet catastrophique sur le prix du lait et sur l’avenir de la filière.
L’autre raison justifiant une éradication immédiate de la DNC est son impact clinique sur les animaux de production, en particulier les races bovines hautement spécialisées élevées en Europe. Même si le taux de mortalité directement liée à l’infection virale reste raisonnable (estimé à moins de 10%), le taux de morbidité c’est-à-dire la proportion d’animaux infectés qui présentent des symptômes cliniques est plus élevé (20% à 50%). Les lésions provoquées par le virus sur les organes internes des animaux infectés réduisent très fortement leur productivité ce qui met en péril la rentabilité économique des exploitations touchées.
Par ailleurs, l’abattage total dans les foyers bien qu’extrêmement dure et difficile à vivre pour les éleveurs concernés, combiné à une vaccination de masse et obligatoire dans les zones touchées constitue indubitablement la stratégie la plus efficace de maitrise de la propagation du virus et donc, de garantie pour les troupeaux voisins.
Pourquoi un abattage total et pas partiel ?
Une stratégie de lutte par abattage partiel dans les foyers de DNC est malheureusement beaucoup moins efficace que l’abattage total. En pratique, ce manque d’efficacité va se traduire par un risque beaucoup plus élevé de transmission du virus aux troupeaux voisins et donc de génération de foyers dits « secondaires ».
Pour qu’une telle stratégie fonctionne, il faudrait pouvoir séparer, et ce de manière certaine, les animaux sains des animaux infectés au sein du troupeau. Or, dans l’état actuel des choses, il est impossible d’identifier avec certitude les animaux infectés.
Se baser sur les seuls signes cliniques n’est certainement pas possible puisque les animaux infectés ne présentent pas tous des signes cliniques et lorsqu’ils montrent des symptômes de la maladie, ceux -ci apparaissent très tardivement, de l’ordre de 4 à parfois 5 semaines après l’infection. Malheureusement, durant cette période d’incubation, les animaux infectés multiplient le virus et sont donc contagieux pour leurs congénères.
Se baser sur des tests de dépistage (par exemple un test PCR sur prise de sang) appliqués sur l’ensemble des bovins d’un foyer ne permettrait pas non plus d’identifier avec certitude l’ensemble des animaux infectés par la DNC dans un troupeau.
En effet chez un animal infecté en période d’incubation, le virus n’est présent dans le sang et donc, détectable par les tests de laboratoire que durant une courte période (quelques jours).
Pour résumer, dans un foyer, il y a un grand nombre d’animaux infectés qui ne présentent aucun symptôme de la maladie, qui sont négatifs aux tests de dépistage les plus performants comme la PCR mais qui sont contagieux pour leurs congénères.
En résumé, si l’objectif est de juguler au plus vite la maladie et d’éviter qu’elle se propage aux élevages voisins voire à d’autres élevages plus lointains par le biais des transports, l’abattage de l’ensemble des animaux du foyer (dans lequel on a confirmation que le virus circule) est la meilleure option. C’est une mesure dure et très impopulaire mais qui a fait ses preuves sur le terrain dans l’épisode de DNC qui a touché la Grèce et les pays des Balkans de 2015 à 2017.
Pourquoi une euthanasie dans l’exploitation au lieu d’un transport vers un abattoir comme appliqué habituellement pour les maladies réglementées ?
Le transport des animaux d’un foyer vers un abattoir même situé dans la zone de surveillance est interdit par la législation européenne. La raison de cette interdiction est une fois de plus d’éviter la transmission du virus à d’autres troupeaux par le biais des insectes piqueurs, lors de l’acheminement des bovins de l’établissement infecté vers l’abattoir.
Le transport des cadavres des animaux euthanasiés vers l’incinérateur du clos d’équarrissage sera quant à lui réalisé de manière directe et sécurisée par le biais de camions scellés, désinfectés et désinsectisés.
Y a-t-il une indemnisation pour l’éleveur dont les bovins doivent être euthanasiés dans le cadre de la DNC ?
Oui. Dans le cas d’une mise à mort des animaux d’un troupeau sur ordre de l’AFSCA, l’éleveur est indemnisé par le Fonds de santé selon le même processus que pour les autres maladies réglementées (tuberculose, brucellose, etc.). Pour rappel, ce système d’indemnisation prend en compte la valeur de remplacement de l’animal mais pas son potentiel génétique de production ni le manque à gagner, notamment lié à l’absence de production de lait jusqu’au repeuplement.
Il existe des vaccins contre la DNC. Pourquoi ne pas les utiliser en préventif ?
La vaccination contre la majorité des maladies de catégorie A dont la DNC, est interdite par la Loi de Santé Animale (Règlement EU 2016 429). La raison est que la mise en place d’une vaccination dans une région indemne de DNC ne permet plus de garantir que la maladie est absente de cette région. Autrement dit, la vaccination contre la DNC est assimilée à la présence de la maladie, entraine la perte du statut indemne pour cette région et aura donc, les mêmes conséquences en termes de mouvements intra-communautaires de bovins et de risque d’embargo sur les exportations de produits agricoles d’origine bovine (notamment les produits laitiers) vers les pays tiers.
Bien que la vaccination de masse dans les troupeaux en périphérie des foyers soit une des 2 composantes principales de la stratégie de lutte contre la DNC, elle a aussi ses limites.
D’une part, un certain nombre d’animaux ne répondent pas à la vaccination contre la DNC. D’autre part, la vaccination n’a d’effet qu’au minimum 3 semaines après la seconde injection. Si l’animal est infecté durant la période de près de 7 semaines qui sépare la première administration de vaccin de la mise en place de l’immunité, il peut multiplier le virus, devenir contagieux pour ses congénères, tout en ayant plus de chances qu’un animal non vacciné de ne présenter aucun symptôme de la maladie.
En cas de découverte d’un foyer de DNC dans un établissement d’un état membre de l’Union ou situé à proximité des frontières d’un état membre, ce dernier peut mettre en place une vaccination d’urgence afin de stopper la propagation du virus. La mise en place d’une telle vaccination doit cependant être très encadrée :
- La distribution des doses de vaccins vers les vétérinaires doit être organisée et supervisée par les autorités elles-mêmes.
- La vaccination ne peut être réalisée que par des vétérinaires. La délégation de la vaccination au détenteur n’est pas autorisée.
- La récupération des excédents de doses de vaccins doit être organisée par les autorités.
- L’enregistrement dans une base de données centralisée des informations de vaccination, en ce compris les numéros de boucles auriculaires des bovins vaccinés, doit être organisé par les autorités.
- Un programme de surveillance incluant des examens cliniques réguliers et/ou des analyses de laboratoire dans les troupeaux vaccinés doit être mis en place.
La vaccination DNC engendre donc des coûts qui vont bien au-delà de l’achat des doses, des frais de distribution et d’administration des vaccins et de récupération des doses non utilisées. C’est pourquoi l’Europe impose aux états membre de réaliser une analyse coût-bénéfice avant de décider d’une stratégie de vaccination dans une zone indemne de DNC.
A partir de quand faudrait-il démarrer une vaccination préventive contre la DNC en Belgique ?
Cette question est actuellement toujours discutée.
Plusieurs éléments doivent être pris en compte dont, principalement l’évolution de la situation épidémiologique chez nos voisins français.
Sur base d’une première évaluation, il a été conclu que la balance coût-bénéfice est en faveur de la vaccination uniquement lors de l’apparition d’un foyer à moins de 50 km de nos frontières.
Toutefois, fixer un seuil géographique n’est pertinent que dans l’hypothèse d’une introduction par le biais des vecteurs. Le risque d’introduction par le biais des échanges commerciaux, bien que proportionnel au nombre de bovins importés en provenance des pays touchés par la DNC, est impossible à mesurer car lié à des évènements aléatoires.
La Belgique dispose-t-elle d’un stock de vaccins rapidement mobilisable ?
Si un cas de DNC devait être découvert sur son territoire, la Belgique pourrait faire appel à la banque européenne de vaccins comme l’ont fait l’Italie et la France lors de l’apparition de leurs premiers cas en juin 2025.
Toutefois, la mobilisation de cette banque de vaccins européenne implique un délai de minimum 1 à 2 semaines.
Afin de réduire ce délai, la Belgique a entamé les démarches en vue de constituer un stock national de vaccins mobilisable en 2 à 3 jours, dans le cas d’un plan de vaccination d’urgence.
Que doit faire un éleveur en cas de suspicion ?
- Contacter immédiatement son vétérinaire et/ou son Unité Locale de Contrôle (ULC) de l’AFSCA (https://favv-afsca.be/fr/contact/ulc).
- Isoler les animaux malades
- STOPPER temporairement (jusqu’à l’infirmation de la suspicion) la commercialisation et le déplacement des autres animaux du troupeau
Plus l’incursion du virus de la DNC dans une région indemne sera détectée précocement, moins le nombre d’exploitations touchées sera élevé et plus rapide sera la récupération d’un statut indemne pour la région.
En effet, au plus tôt la maladie est détectée, au plus tôt les mesures permettant de limiter la propagation du virus aux autres troupeaux pourront être prises et moins il y aura de foyers secondaires.
Bien entendu, pour le troupeau touché, la rapidité de détection ne change rien. Les mesures prévues dans la législation européenne, notamment l’euthanasie de tous les animaux, devront être appliquées. La rapidité et la diligence de réaction revêtent donc bien ici un intérêt d’ordre collectif et non individuel.
Un système d’indemnisation par le Fonds Sanitaire pour les animaux mis à mort dans les foyers de DNC par ordre des autorités est bien entendu prévu mais ne compense pas totalement la perte financière et certainement pas l’impact psychologique sur les éleveurs concernés.
Que doit faire un vétérinaire en cas de suspicion clinique ?
- Contacter immédiatement l’Unité Locale de Contrôle (ULC) de l’AFSCA compétente pour le troupeau (https://favv-afsca.be/fr/contact/ulc).
- Réaliser les prélèvements selon les recommandations de Sciensano disponibles ici et les faire parvenir soit directement à Sciensano, soit à l’ARSIA ou la DGZ.
Les frais d’analyses de laboratoire en cas de suspicion de DNC sont pris en charge par l’AFSCA.
Pour en savoir plus …
- Interview d’Hélène Gérard sur la Première (voir ci-dessous)
- Fiche d’information sur la DNC sur le site de l’AFSCA
- Pages DNC des autorités françaises (https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-dnc-point-de-situation)
- DNC : Démêler le vrai du faux (https://agriculture.gouv.fr/dermatose-nodulaire-contagieuse-dnc-demeler-le-vrai-du-faux)
- DNC - Remettre de la science dans le débat | Entretien avec Stéphane Bertagnoli (https://www.youtube.com/watch?v=lvbkIyLsKlw)



