Kit vente

Lorsque vous vendez un bovin, il peut être intéressant d'y recourir.

En quoi cela consiste-t-il ? Tout comme le Kit « achat », à partir d’une prise de sang, il s’agit de détecter la présence de germes dont l’animal est porteur sans le manifester extérieurement mais qui peuvent néanmoins en transmettre la mala-die, à savoir : la salmonellose, la néosporose, la paratuberculose, la mycoplasmose, la leptospirose et la fièvre Q.

Une question ?

Contactez le service Administration de la santé de l’ARSIA (tél : 083 23 05 15 - Extension 4)

Pourquoi tester à la vente ?

Pour le vendeur

Eviter des frais inutiles si l’animal se révèle positif au kit achat réalisé chez l'acheteur et qu’une convention entre le vendeur et l’acheteur stipule de reprendre l’animal détecté porteur d’une maladie.

Le Kit « vente » apporte une plus-value commerciale en rassurant l’acheteur sur le plan sanitaire.

Pour l’acheteur (et la collectivité)

100 % de biosécurité : si risque par rapport à un germe il y a, il sera détecté avant de quitter le troupeau du vendeur et n’aura pas l’occasion de se diffuser dans le troupeau de l’acheteur.

Enfin, si l’animal a été testé avant la vente, l’acquéreur ne doit plus le faire à l’achat, dès le moment où le transport du bovin est totalement « biosécurisé ». Un acheteur a donc tout intérêt à ce que le test soit fait avant l’arrivée de l’animal. Attention, cela ne dispense pas de faire les tests obligatoires, tels que l’IBR,…

A l’heure actuelle, seuls 18 à 20 % des achats bovins sont testés, sans compter les achats de bovins destinés exclusivement à l’engraissement.

Quand réaliser le test ?

Le plus près possible de la date de la vente et selon le temps nécessaire pour obtenir les résultats. 95% des résultats d'analyses du kit « achat » et donc du Kit « vente » sont obtenus endéans les 7 jours avec un délai moyen de 4 jours, à dater du jour de réception de l’échantillon au labo. La prise de sang peut donc être réalisée et envoyée au laboratoire 8 jours avant la vente.

Un investissement relativement léger

En termes de coût, il varie selon le sexe et l’âge et l’animal ( voir tableau ) et bénéficie d’une ristourne de l’ARSIA de 4 €, en faveur des éleveurs cotisants à la mutuelle Arsia+. Le test pour l’IBR est chaque fois inclus, vu qu’il est obligatoire.

Si le bovin à vendre est positif ?

Si vente il y a quand même, elle se fera en connaissance de cause. En tout cas, le vendeur sait qu’une ou plusieurs maladies sont présentes dans son élevage… Il faut alors voir au cas par cas, selon la maladie, le sexe, l’âge, la destination de l’animal. Deux choses à faire sans tarder: en parler avec votre vétérinaire et contacter le service de l’administration de la santé de l’ARSIA (tél : 083 23 05 15 - Extension 4) pour envisager les solutions éventuelles et prendre les dispositions qui s’imposent.

D’une manière générale, nous recommandons à tout acheteur de signer au préalable avec le vendeur une garantie de convention sanitaire, dont un modèle est disponible et imprimable sur notre site www.arsia.be. Y sont reprises les maladies citées en début d’article, non reconnues comme vices rédhibitoires mais testées dans les Kits « achat/vente » proposés par l’Arsia.

Matière à réflexions…

Parce qu’il s’agit d’un animal, d’un germe, d’une maladie, parce que le labo travaille avec du « vivant » et donc avec ses aléas, un résultat n’est jamais garanti, à 100% s’entend.
Derrière un résultat négatif à la vente, il reste toujours le risque que l’animal se révéle positif chez l’acheteur dans les semaines suivantes, à l’occasion d’un test ou parce que la maladie s’exprime…

Par contre dans le cas d’un résultat positif, et bien qu’existe le risque de faux positif, on peut au moins prendre les précautions nécessaires, ne pas engager de frais et de risques liés à un déplacement et au besoin répéter le test sur l’animal.

En réalité, en termes d’épidémiologie, la garantie idéale est celle d’un statut «troupeau indemne de…» ! Les éleveurs et notre association ne le savent que trop, c’est une toute autre démarche, relevant d’un travail collectif de longue haleine et coûteux. Les luttes contre la BVD et l’IBR en attestent, mais le résultat abouti, l’investissement porte toujours ses fruits. C’est pourquoi l’ARSIA propose aussi aux éleveurs d’autres plans de lutte libres contre la néosporose, la paratuberculose et travaille actuellement sur un plan salmonellose…

Propos recueillis auprès du Dr J.-Y. Houtain, Directeur du département Epidémiologie et Encadrement sanitaire de l’ARSIA.