Avec le retour au pâturage, les parasites reviennent eux aussi. Plutôt que de vermifuger systématiquement, une gestion raisonnée basée sur le diagnostic permet aujourd’hui de protéger efficacement les troupeaux tout en préservant l’efficacité des traitements.
Printemps : la reprise de l’activité parasitaire
La remise à l’herbe est toujours un moment attendu, autant par les éleveurs que par les animaux. Mais avec l’arrivée des beaux jours, les parasites présents dans l’environnement reprennent également leur activité et peuvent réinfester rapidement les troupeaux.
Le parasitisme interne peut alors impacter les performances : ralentissement de la croissance, baisse de production ou dégradation de l’état général des animaux.
Vermifuger systématiquement : une habitude à revoir
Pendant longtemps, la solution a consisté à vermifuger systématiquement au début de la saison de pâturage. Pourtant, cette stratégie montre aujourd’hui ses limites.
Des traitements trop fréquents peuvent :
- favoriser l’apparition de résistances aux antiparasitaires
- empêcher le développement d’une immunité naturelle chez les animaux
- perturber l’équilibre biologique des pâtures, notamment les insectes qui dégradent les bouses.
Résultat : à long terme, la pression parasitaire peut même augmenter.
Observer avant de traiter
Les abonnements parasito de l’ARSIAPour aider les éleveurs à mettre en place ce suivi, l’ARSIA propose des abonnements de monitoring du parasitisme gastro-intestinal. Le programme comprend :
Ces abonnements concernent les bovins, ovins, caprins, camélidés et équidés. 👉 Intéressé ? Parlez-en avec votre vétérinaire ou contactez l’ARSIA pour mettre en place ce suivi. |
La gestion moderne du parasitisme repose désormais sur une approche raisonnée. L’objectif n’est pas d’éliminer totalement les parasites, mais de maintenir un équilibre entre l’animal, les parasites et l’environnement.
La coproscopie, analyse des matières fécales, est l’outil central de cette stratégie. Elle permet :
- d’identifier les parasites présents
- de mesurer l’excrétion d’œufs (O.P.G.)
- d’évaluer le niveau réel d’infestation
Ces informations aident à décider si un traitement est nécessaire, quand intervenir quelle molécule utiliser.
