Vigilance collective : protégeons les équidés !
Au 3 septembre 2026, trois cas d’infection par le virus du Nil occidental ont été confirmés chez des chevaux en Belgique. Le premier début août dans la région de Bruxelles, deux autres ensuite dans les régions d’Anvers et de Namur, sur trois chevaux non vaccinés. Ils présentaient des symptômes neurologiques sévères et ont dû être euthanasiés.
Le virus circule également chez les oiseaux sauvages, détecté une première fois chez des corvidés en août 2025, et à plusieurs reprises en 2026 dans plusieurs régions du pays.
Vigilance renforcée sur le terrain
La majorité des infections chez les chevaux restent asymptomatiques. Lorsqu’ils sont présents, les signes cliniques observables sont de la fièvre, de la léthargie, une diminution de l’appétit, des troubles de la coordination, des tremblements, une faiblesse musculaire ou une paralysie.
Le virus du Nil occidental doit donc être intégré au diagnostic différentiel de tout cheval présentant des symptômes neurologiques, particulièrement pendant la saison d’activité des moustiques, qui s’étend généralement de mai à octobre.
Identifier rapidement les signes suspects
La fièvre du Nil occidental est une maladie à déclaration obligatoire. Toute suspicion clinique doit être immédiatement signalée à l’unité locale de contrôle (ULC) de l’AFSCA. Il revient au vétérinaire de :
- contacter l’ULC et lui transmettre le formula ire de notification des maladies à déclaration obligatoire,
- communiquer les informations cliniques et épidémiologiques disponibles :
- identification du cheval
- lieu de détention
- statut vaccinal
- éventuels séjours à l’étranger
- date d’apparition des symptômes
- convenir avec l’ULC des prélèvements nécessaires et de leur acheminement vers Sciensano.
Chez un animal vivant, les prélèvements demandés sont :
- un tube sec (sérum)
- un tube EDTA (sang complet)
- si possible, du liquide céphalo-rachidien.
Chez un animal mort, un prélèvement du SNC peut être réalisé, de préférence au niveau du tronc cérébral.
Les frais d’analyse sont pris en charge par l’AFSCA lorsque la procédure officielle a été respectée. Les frais de visite et de prélèvement restent à la charge du responsable de l’animal.
Aucune transmission directe entre chevaux ou vers l’homme
Le virus se maintient dans un cycle associant les oiseaux sauvages et les moustiques, principalement du genre Culex.
Les chevaux et les êtres humains peuvent être infectés par la piqûre d’un moustique porteur du virus, mais ils constituent des hôtes « cul-de-sac ». Il n’existe donc pas de transmission directe de cheval à cheval ni du cheval à l’être humain.
Prévention : 1/ vaccination – 2/ lutte contre les moustiques
Deux vaccins destinés aux équidés sont disponibles en Belgique. La vaccination réduit considérablement le risque de maladie grave et d’atteinte neurologique.
Il convient également de limiter l’exposition des chevaux aux moustiques :
- utilisation de répulsifs adaptés
- port d’une couverture anti-insectes
- limitation des activités extérieures pendant les périodes de forte activité des moustiques
- élimination des récipients et zones d’eau stagnante
- utilisation, lorsque cela est possible, de moustiquaires ou d’autres barrières physiques
Nous vous invitons à sensibiliser les détenteurs d’équidés à ces mesures préventives et à signaler sans délai à l’AFSCA tout cheval présentant un tableau clinique compatible.
Pour en savoir plus :
- AFSCA, 7 août 2026 – Premier cas confirmé chez un cheval en Belgique
- AFSCA, version du 3 septembre 2026 – Instruction relative aux prélèvements et analyses lors d’une suspicion clinique
- DGZ, 3 septembre 2026 – Nouveaux cas chez des chevaux en Belgique
- Virus du Nil occidental : premier cas d’infection confirmé chez un cheval en Belgique – Belgische Confederatie Van Het Paard
