Clavelée ovine et Variole caprine: notre vigilance, premier rempart pour le secteur des petits ruminants

Le contexte sanitaire européen évolue : la clavelée ovine et la variole caprine se propagent actuellement en Europe, notamment en Grèce et dans les Balkans. Ces maladies virales sont hautement contagieuses et peuvent entraîner une forte mortalité, particulièrement chez les jeunes animaux.

La Belgique est actuellement indemne. Pour le rester, le levier le plus efficace est entre nos mains: sécuriser les mouvements de petits ruminants. Il s’agit ainsi de tout mettre en œuvre pour que le virus ne franchisse jamais la limite de nos exploitations.

1. La priorité absolue: sécuriser les introductions

Le mouvement d’animaux (avec ou sans symptômes) depuis des zones infectées est le risque principal de diffusion de la maladie. Il semble ainsi primordial de rappeler à vos clients l’importance des points suivants :

  1. Vérifier la provenance: N’introduire que des animaux issus de zones rigoureusement indemnes.
  2. Limiter les fournisseurs: Réduire au maximum le nombre d’élevages d’origine pour limiter les sources potentielles de contamination.
  3. Transports sécurisés: Privilégier les transports directs depuis l’élevage vendeur, au sein d’un véhicule minutieusement nettoyé et désinfecté avant le chargement.
  4. Quarantaine: Isoler systématiquement tout nouvel arrivant. La période d’incubation du virus peut aller jusqu’à 21 jours.

2. Reconnaître les signes pour agir vite

Ces maladies se manifestent par des signes cliniques caractéristiques :

  1. Hyperthermie, fatigue et anorexie
  2. Signes respiratoires: jetage nasal, conjonctivite
  3. Lésions cutanées: apparition de rougeurs, de papules ou de nodules sur le museau, la bouche, le ventre, les pattes ou sous la queue.
  4. Chute de production: baisse soudaine de la lactation.

Note : Chez la chèvre, les signes cliniques peuvent être moins marqués, ce qui rend la vigilance d’autant plus nécessaire.

3. Protéger l’environnement du troupeau

Le virus peut être transporté indirectement par le matériel, les vêtements ou les personnes (sans se transmettre toutefois à l’être humain). Encourager vos clients à limiter les visites et à exiger de strictes mesures d’hygiène est primordial.

4. Que faire en cas de doute?

La détection rapide est la seule manière de protéger l’ensemble de la filière. La clavelée ovine et la variole caprine sont des maladies à déclaration obligatoire. En cas de suspicion dans un troupeau client, il est donc indispensable que votre ULC soit contactée afin de prendre les mesures nécessaires à infirmer ou confirmer la présence de l’agent suspecté.

5. D’autres menaces sanitaires à nos portes

La clavelée ovine et la variole caprine ne sont pas les seules menaces qui nous guettent. Ainsi, les foyers de Peste des Petits Ruminants et de Fièvre Aphteuse recensés à l’est de notre continent font l’objet d’une attention toute particulière de la part de nos autorités. Vis-à-vis de ces maladies qui circulent à quelques centaines de kilomètres de nos régions, les mêmes règles de prudence s’imposent.

Notre vigilance à tous est le premier rempart de l’élevage wallon !

Please follow and like us:
fb-share-icon