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La santé du veau – 1ère partie

Dernière mise à jour : 19/10/2017

Logement du veau : et vous, l’ambiance, vous la maîtrisez ?

veauDes veaux logés « là où on peut, plutôt que là où on devrait », un constat fréquemment réalisé en visite. Force est de s’apercevoir que les veaux ne bénéficient pas toujours de l’attention méritée eu égard à leur sensibilité particulière au microbisme présent et aux paramètres d’ambiance du bâtiment.

La gestion du milieu de vie dans lequel évoluent les veaux est capable d’influencer directement leur état de santé. Placez-les dans un courant d’air, sur une litière humide, et vous verrez le résultat ! La connaissance et la maîtrise des paramètres d’ambiance sont donc indispensables. Avant d’aborder le logement en tant que tel, ce sont les besoins climatiques du veau qui seront décrits.

Quelques normes et un panel de recommandations

Volume d’air, surfaces d’entrée et de sortie d’air,… Un nombre incalculable de normes parfois, de recommandations surtout existe en la matière. Le tableau 1 vous rappelle les principales. Difficile de s’y tenir surtout lorsque le bâtiment est déjà sorti de terre et qu’il faut bien « faire avec ». Des adaptations sont généralement possibles mais doivent impérativement tenir compte et des besoins des veaux et des possibilités de mise en œuvre techniques et financières de l’éleveur. C’est toute la force d’un conseil avisé.

Normes et recommendations-volumes-air-et-ventilation

Des besoins identiques, peu importe la spéculation

Qu’ils soient nés laitiers ou viandeux, les besoins climatiques des veaux sont similaires : tous sont en effet sensibles aux conditions de température, d’humidité et de circulation de l’air.

Le veau, qu’on se le dise, n’est pas (encore) un ruminant. Et cet élément a toute son importance. En effet, si le bovin adulte dispose d’un système digestif capable de fermentations et donc de génération importante de chaleur, il n’en est rien du jeune veau qui tourne comme une chaudière à bas régime. Il est à ce titre essentiel de limiter les pertes caloriques chez le veau. Pour ce faire, traquez les sources d’humidité, le manque d’isolation et les courants d’air. Par contre, contrairement à certaines idées préconçues, si le veau est bel et bien sensible aux variations de température et aux retombées froides, une température de vie « fraîche » n’est pas à craindre (figure 1).

Variations-temperature-influencant-bien-etre-veau

Évaluer l’ambiance du bâtiment ne requiert pas toujours grand matériel : les meilleurs instruments de mesure sont naturellement présents sur vous. Le nez à l’affût des gaz d’étable, les yeux en quête de traces d’humidité sur les murs, barrières ou autre revêtement, les oreilles à l’écoute du bruit de piétinement d’une botte sur une litière humide, la peau au ressenti du courant d’air. Bref, les sens en éveil et une dose de bonne volonté pour s’accroupir auprès de ses veaux vous donneront déjà de grandes indications.

Encore un dernier point ! Certains le négligent parfois : la lumière. A preuve du contraire, les veaux ne sont pas des animaux cavernicoles et les vertus assainissantes de la lumière sont bien connues. Privilégiez donc les points lumineux. Les ouvertures des parois latérales ne sont pas toujours suffisantes, surtout quand les brise-vents sont obturés de crasses en tout genre… Des panneaux translucides en toiture peuvent aider, sans pour autant que le bâtiment d’élevage ne devienne un véritable four en période estivale.

Informations & contact

Dans le cadre de ses activités d’accompagnement sanitaire, l’Arsia vous propose des visites d’élevage ciblant, entre autres, la maîtrise des paramètres d’ambiance.

Vous souhaitez obtenir davantage d’informations ?
Bénéficier d’une visite d’élevage ?

Tel: 083 23 05 15
E-mail: arsia@arsia.be

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