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Maladie d’Aujeszky

Dernière mise à jour : 29/08/2016

Programme de surveillance « revu et approuvé »

Le Comité scientifique de l’AFSCA a évalué et validé une étude réalisée par le CODA-CERVA, destinée à adapté le programme de surveillance de la maladie d’Aujeszky dans les troupeaux porcins.Actuellement, le monitoring est basé sur un prélèvement sanguin dans toutes les exploitations porcines, trois fois par an.
Depuis janvier 2010, en Belgique, les porcs ne sont plus vaccinés et cette vaccination est interdite depuis le 1er janvier 2011. Les derniers résultats séropositifs datent de 2008. En conséquence, la Commission européenne a récemment déclaré notre pays « indemne de la maladie d’Aujeszky ».
Le but est donc d’adapter le programme de surveillance de cette maladie en tenant compte de la situation épidémiologique actuelle et des risques de réintroduction.

L’étude propose une surveillance basée sur le risque avec un échantillonnage plus intensif des groupes à risque afin de permettre une détection précoce de l’introduction de la maladie tout en diminuant le nombre d’échantillons.

Dans son avis, le Comité scientifique a insisté sur l’importance des critères suivants:

  • Importation depuis des pays non indemnes de la maladie d’Aujeszky
  • Densité de sangliers dans la région de l’exploitation porcine concernée: il a en effet été prouvé pour la peste porcine que, même dans les exploitations sans parcours extérieur, il peut y avoir un contact direct et indirect entre les porcs et les sangliers, par exemple par contact de groin à groin entre les grillages, via le fourrage autour des silos,…
  • Type d’exploitation, à savoir présence ou non de truies: on peut supposer que des symptômes cliniques bien visibles pourront être observés chez les truies (avortement et mortalité des porcelets) en cas d’introduction de la maladie d’Aujeszky dans une exploitation facilitant une détection précoce. Ce sont donc plutôt les exploitations dépourvues de truies qui doivent faire l’objet d’un échantillonnage plus intensif.
  • Présence d’un parcours extérieur, facteur de risque supplémentaire pour de nombreuses maladies, dont la maladie d’Aujeszky. En effet, une transmission vénérienne à partir d’une population de sangliers éventuellement présente ne doit pas être négligée.
  • Mouvements de transport entrant et sortant dans chaque exploitation.

Le communiqué est disponible dans son intégralité sur le site Internet de l’Afsca (08/05/2012)

Si un ou plusieurs porcs meurent dans les 48 heures qui suivent un prélèvement de sang réalisé dans le cadre du dépistage de la maladie d’Aujeszky, le Fonds peut allouer une indemnité au propriétaire. Les conditions sont reprises ici : http://www.favv.be/santeanimale/aujeszky/indemnites/

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